Bonjour,
Après avoir changé de collectivité par voie de mutation au 1er septembre je me trouve dans une situation particulière.
La réalité entre la fiche de poste et la prise de poste est bien différente le poste occupé me demande de travailler pour 3 directeurs 8 techniciens et 3 agents de régie gestion de 3 boites mails et au bout de 10 jours j’ai craqué je suis en arrêt pour épuisement professionnel (stress permanent palpitations vertiges et crise de larmes matin et soir)
Des le 3 eme jour j’ai eu des doutes mais je me suis dit c’est la prise de poste, c’est le temps que je prenne mes marques puis en discutant avec une collègue mes doutes se sont confirmés au 5eme jour cette personne m’a même dit si tu n’avais pas exprimé tes doutes je n’en t’aurais pas parlé.
La personne avant sur ce poste l’avait quitté suite à la charge de travail qui était ingérable pour une personne seule elle avait perdu le sourire, son couple commençait à en pâtir bref… le we passe et le lundi la directrice m’a chargé de travail en me demandant des choses que je ne savais pas faire car pas encore formée et elle à répondu :
« tu te renseignes pour savoir ou cliquer mais il me le faut pour telle date sinon je vais me faire taper sur les doigts »
comme je lui ai dit non je ne peux pas faire ça car je ne sais pas je n’ai pas été formée elle m’a imposé une réunion sur ce sujet avec le grand directeur
Ou bien elle voulait me donner des fonctions attribuées à la direction j’ai dit qu’il était hors de question le mot direction veut bien dire ce que ça veut dire et là un tsunami de mails environ 10 en à peine 30 minutes
- Fais moi ci
- Tu as fait ça
- Tu dois t’occuper de ce dossier tout de suite
- Et ça c’est urgent
Etc etc…
Ma collègue de bureau parlait avec cette directrice devant moi en disant oui c’est à elle de le faire mais je sais si elle sait faire elle … et les courriers c’est à elle de faire elle est arrivée je ne les fais plus et j’en passe
Honnêtement je n’ai que 6 ans d’ancienneté dans la FPT là où j’étais avant il y a eu des hauts et des bas comme partout mais pas à ce point je suis partie avec de belles lettres de recommandation de bons entretiens pros, le travail je ne rechigne jamais
Je suis rentrée et me suis effondrée et mon conjoint a dit stop.
J’ai eu un arrêt de 2 semaines et aujourd’hui une prolongation d’un mois.
Je ne souhaite plus y retourner mais comment partir de cette collectivité je suis perdue et je suis prise de culpabilité et de remise en question est ce qu’une mutation est envisageable ou une dispo
Si quelqu’un a vécu une histoire similaire à la mienne je veux bien des conseils
Épuisement pro comment changer de structure
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Re: Épuisement pro comment changer de structure
Malheureusement, s'il est certain que vous ne parviendrez pas à faire entendre en interne les difficultés liées à ce poste, il vous faudra sans doute le quitter.
En ce cas, vous avez plusieurs solutions :
- la plus immédiate, mais la moins souhaitable évidemment : la démission. Mais vous cessez d'être fonctionnaire, et ne percevez pas d'allocations chômage (au moins les premiers mois, en sachant qu'après ce sera à la collectivité de vous indemniser le cas échéant... ce qui hélas se passe souvent mal).
- demander une disponibilité, et aller travailler ailleurs sous contrat. Cependant, si ce n'est pas une disponibilité de droit, elle peut être refusée. Et surtout même si elle est acceptée vous n'aurez là aussi pas droit aux allocations chômage. Ça libère à court terme, donc, et permet de conserver son statut de fonctionnaire, mais il y a bien sûr une certaine part de risque. Il vaut mieux, idéalement, le faire quand on sait qu'on trouvera un emploi sous contrat assez vite derrière (soit parce qu'on a déjà un contact, soit du fait de son métier).
- et enfin muter pour une autre structure publique, en tant que fonctionnaire (pas nécessairement dans la même fonction publique, d'ailleurs). A noter que le fait d'être en arrêt ou même en disponibilité n'est en aucun cas un obstacle à la mutation. Il est fréquemment pensé qu'il faut revenir travailler au moins une journée ("pour ordre") dans sa collectivité d'origine avant de muter, mais c'est tout à fait faux.
Le public n'est pas différent du privé sur ces situations, et nous sommes effectivement quelques-uns à les avoir vécues, à un moment ou à un autre de notre carrière. Je vous souhaite bon courage, et surtout de retrouver un autre employeur.
En ce cas, vous avez plusieurs solutions :
- la plus immédiate, mais la moins souhaitable évidemment : la démission. Mais vous cessez d'être fonctionnaire, et ne percevez pas d'allocations chômage (au moins les premiers mois, en sachant qu'après ce sera à la collectivité de vous indemniser le cas échéant... ce qui hélas se passe souvent mal).
- demander une disponibilité, et aller travailler ailleurs sous contrat. Cependant, si ce n'est pas une disponibilité de droit, elle peut être refusée. Et surtout même si elle est acceptée vous n'aurez là aussi pas droit aux allocations chômage. Ça libère à court terme, donc, et permet de conserver son statut de fonctionnaire, mais il y a bien sûr une certaine part de risque. Il vaut mieux, idéalement, le faire quand on sait qu'on trouvera un emploi sous contrat assez vite derrière (soit parce qu'on a déjà un contact, soit du fait de son métier).
- et enfin muter pour une autre structure publique, en tant que fonctionnaire (pas nécessairement dans la même fonction publique, d'ailleurs). A noter que le fait d'être en arrêt ou même en disponibilité n'est en aucun cas un obstacle à la mutation. Il est fréquemment pensé qu'il faut revenir travailler au moins une journée ("pour ordre") dans sa collectivité d'origine avant de muter, mais c'est tout à fait faux.
Le public n'est pas différent du privé sur ces situations, et nous sommes effectivement quelques-uns à les avoir vécues, à un moment ou à un autre de notre carrière. Je vous souhaite bon courage, et surtout de retrouver un autre employeur.